Alors, où en suis-je 3 mois après La Rupture ?!

     Comment dire.... Dire que je suis au 36ème dessous sonnerait comme un doux euphémisme....

     Pourtant, il y a eu une période de mieux, qui a duré peut-être 3 semaines, pendant lesquelles je reprenais du poil de la bête, je me disais que j'allais parvenir à surmonter cette épreuve, et que, un jour, je vivrais d'autres histoires d'amour. Ouais, et ben, ça n'a pas duré...

     Et ce qui me fait peur, c'est que, présentement, c'est chaque jour de pire en pire... J'ai tous les jours l'impression que La Rupture date d'hier. Je reste sidérée, je me dit que non, c'est pas possible. Et puis, ben, je réalise que c'est bien réel. Et je me torture en repensant aux bons moments. Et je me prends à espérer qu'on soit ensemble à nouveau. Parce que, non, vraiment, c'est pas possible. Et puis je réalise que c'est bien réel. Etc, etc...
     Voici le cycle qui se répète dans ma tête à longueur de journée...

     Cycle épuisant et déprimant.

     Déprimant aussi de penser à sa nouvelle vie à lui, de l'imaginer heureux et amoureux alors que je ne suis que tristesse et désespoir. Déprimant de voir qu'il n'a pas répondu à ma lettre . Je ne sais plus si je l'avais raconté ici, mais au moment de La Rupture, je lui avait écrit une lettre qu'il a récupéré en venant déposer chez moi mes dernières affaires et mes doubles de clés (j'avais pris grand soin de ne pas être là à ce moment là). Il m'avait laissé un mot me disant qu'il l'emportait pour la lire calmement et il promettait d'y répondre rapidement. Il ne l'a pas fait. Ca doit prendre drôlement de temps d'être heureux.

     Ca me met aussi en colère de l'imaginer heureux, alors que moi, j'ai l'impression que ma vie est irrémédiablement fichue. Que j'ai eu la dose d'amour à laquelle j'avais droit, mais que comme j'ai visiblement un karma de merde, ça sera tout pour cette vie ci, merci. Et je m'énerve à penser comme ça, telle une ado mélancolique...

     Je ne vois pas par quel miracle de temps pourrait arranger quoique ce soit, puisque , concrètement, je vais de plus en plus mal...

     Il me manque.